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Vaincre la discrimination : ce qu’on a appris avec Joëlle Martina

20 Juillet


Note : À la fin de cet article, vous trouverez un lexique qui clarifie le sens de certains termes liés à la discrimination.


Chez Substance/Radiance, ça nous tient à cœur que notre lieu de travail soit un espace inspirant et sécuritaire pour tous. Ça s’exprime dans le manifeste de notre comité équité, diversité et inclusion ainsi que dans les actions qu’on pose au quotidien.

L'écrire, c’est bien, mais le faire, c’est mieux. C’est pourquoi le 22 juin dernier, toute l’équipe de s’est réunie dans un safe space conversationnel pour assister au témoignage de Joëlle Martina, consultante, animatrice et cofondatrice de la société Les Lilas. Et on veut partager notre expérience avec vous.

Voici donc les choses qu’on a apprises grâce cette experte en intelligence émotionnelle et défenseuse de l’écoute radicale.

On peut faire du mal sans le savoir

Microagressions. Racisme et sexisme ordinaire. Ces termes prennent de plus en plus de place dans le discours du milieu de travail et c’est une bonne chose. Le racisme et le sexisme ont plusieurs visages et souvent, ceux qui pensent n’avoir rien à se reprocher ont, en fait, encore du chemin à faire.

C’est le temps de faire une petite inspection de nos propres biais cognitifs… et de les déconstruire. On doit changer notre manière de penser. Dénouer ces associations qui se font sans réfléchir. On doit le faire même si on ne comprend pas tout à fait pourquoi c’est mal. On doit le faire parce que ça fait du mal.

On a chacun notre chemin à faire

On a tous notre route à parcourir pour déconstruire nos idées préconçues. Pour certains, cette route est plus longue que pour d’autres, et c’est tout à fait normal. D’ailleurs, on ne peut pas apprendre l’inclusivité comme on étudie des tables de multiplication. Ça prend du temps, et surtout, de l’ouverture.

D’ailleurs, évitez de vous renfermer sur votre culpabilité. On ne peut pas apprendre dans cet état et de toute façon, ce sentiment n’aide pas la cause. Il centre la discussion sur nous plutôt que de l’ouvrir à l’autre.

Alors on met la culpabilité aux poubelles et on avance.

On est responsable de notre propre éducation

En ce moment, le poids de l’éducation repose souvent sur les épaules de celleux qui subissent la discrimination et ça, c’est lourd à porter. Ce n’est pas la responsabilité de celleux issu‧e‧s de la majorité globale de répondre à nos questions.

C’est à nous de nous renseigner pour mieux comprendre la réalité de celleux qui nous entourent. On doit aussi être fier‧ère‧s de nos apprentissages et de notre évolution.

Célébrons nos progrès!

On doit prendre la parole, toujours

De tous les apprentissages qu’on a tirés du témoignage de Joëlle Martina, celui-là est peut-être le plus important :

Ne soyons pas muets devant l’inacceptable.

Pour quelqu’un qui subit de la discrimination, l’inaction fait presque aussi mal que l’insulte. Quand on décide de ne rien faire, on prend part au problème. C’est donc notre responsabilité de prendre la parole quand on est témoin d’un comportement déplacé.

C’est sûr, ce n’est pas facile, mais c’est important. En prenant la parole, on fait avancer la cause et on contribue à briser la chaîne de l’ignorance. De grands pas ont déjà été faits, mais on en a encore beaucoup à faire.

On a tous le pouvoir de faire avancer les choses

Ensemble, on peut rendre le monde plus sécuritaire. On peut faire de notre environnement un lieu où chacun‧e sent qu’iel peut exister et s’exprimer librement.

Dans notre quotidien, au travail comme à la maison, on peut :


  • Faire progresser la cause en prenant la parole ;

  • Utiliser nos privilèges pour ouvrir la discussion ;

  • Créer des espaces sécuritaires ;

  • Accepter qu’on puisse avoir des choses à améliorer ;

  • Écouter avec ouverture celleux qui subissent la discrimination.

Et l’agence dans tout ça?

En tant qu’agence marketing, on a une portée qu’on peut l’utiliser pour faire avancer la cause de l’inclusivité. On a la chance de pouvoir éduquer nos clients comme nos publics-cibles et de faire briller la diversité dans chacune de nos initiatives.

Chez Substance/Radiance, on veut que notre agence soit un espace où les membres de l’équipe, quels que soient leurs croyances, leur genre, leur orientation ou leurs origines, sentent qu’iels peuvent y évoluer sans avoir à se censurer. C’est un travail continu. Une motivation qui nous anime au quotidien.

Joëlle, on t’a entendue. On écoute, on apprend et on évolue.


Le petit lexique de la diversité

Majorité globale :

Saviez-vous que les gens de type caucasien composent moins de 15 % de la population mondiale? Vu de cet angle, l’expression « minorité visible » perd son sens. C’est pourquoi dans le cadre de cet article, on parle plutôt de « majorité globale ».

Microaggressions :

Les microagressions, ce sont des comportements ou des propos qui peuvent vous sembler banals, mais qui sont blessants pour celleux qu’iels visent et dont l’accumulation pèse lourd au quotidien.

Biais cognitifs :

« Les femmes sont toutes émotives. »

« Les hommes sont naturellement agressifs. »

Les biais cognitifs sont des raccourcis de la pensée basés sur les stéréotypes et les préjugés. Ils sont tellement présents dans notre société qu’on finit par les internaliser et en faire une réalité.

Racisme et sexisme ordinaire :

« Tu viens d’où? »

« T’es vraiment forte pour une fille! »

Le racisme et le sexisme ordinaire, ça représente tous ces petits gestes, ces commentaires, ces discriminations répétées qu’on impose aux femmes ou aux gens issu‧e‧s d’autres cultures, parfois sans qu’on le réalise.

Misogynie internalisée :

« Je m’entends mieux avec les gars. Les filles, ça fait du drama. »

« Je suis pas comme les autres filles. »

La misogynie internalisée est véhiculée inconsciemment celleux qui ont été élevées comme des filles, à travers leurs propres idées stéréotypées du genre féminin.

Tant qu'à être là