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Comment ça va pour vrai chez Substance?

28 Mai

En avril dernier, le Grenier a sondé plusieurs figures du milieu de la communication pour connaître ce qu’elles avaient vraiment sur le « chest » depuis le début du confinement. Les échos de l’industrie oscillaient entre espoir, fatigue et incertitude. Gratitude aussi, de savoir que quelqu’un, quelque part, lui demande « comment ça va pour vrai ». L’univers de la comm est peut-être petit, mais on n’a pas pu échanger avec tout le monde ! On a donc répété l’exercice. Une fois de plus, revue en toute transparence sur ce que vit l’industrie : petites boîtes, plus grandes boîtes et freelancers.

Chaque semaine durant le mois de mai, le mardi et le jeudi, le Grenier a diffusé sa série « Comment ça va pour vrai chez... ». Voici un apperçu de ce qu'Alexandre Fortin, directeur de la production, avait à partager avec le Grenier aux nouvelles.

Le choc des premières semaines

Alexandre Fortin avoue que la crise était un sacré coup — il ne s’en cache pas. « Ç’a été un choc. Mes amis, qui sont tous dans le domaine, ont tous perdu leur emploi ou presque, d’autres sont au chômage temporaire et d’autres travaillent moins par semaine. Personnellement, j’ai un peu paniqué. Est-ce que le domaine des médias et des comms s’effondre ? », se questionnait-il au début de la crise.

À la base, le jeune créatif avait fait le saut à cette agence aux abords du Canal-de-Lachine pour son équipe, jeune et dynamique, ainsi que son leadership. « On est une grande famille tissée serrée. Pour vrai, la crise est venue cimenter cette relation ». Début avril, associés et directeurs ont diminué leurs revenus afin de réduire les suppressions de postes au sein de l’équipe. « Pour moi, c’est envoyer un message aux employés pour leur dire qu’on est solidaire. Dès les premiers instants de la crise, il a fallu se revirer de bord. Quand les dirigeants “walk the talk”, comme en diminuant leur rémunération et en l’expliquant aux employés, c’est inspirant et les employés comprennent un peu plus la situation ».

Alexandre admet avoir été impressionné par la réactivité de ses patrons au début de la crise, qui vient réaffirmer la raison pour laquelle il a voulu intégrer l’équipe. « Mes boss ont tout de suite installé une cellule de crise. Communication interne quotidienne, meeting touch point chaque semaine. Tout était transparent, on nous a expliqué les choix qui devaient être faits ».

« Dès les premières annonces quant à la crise, tout s’est passé très vite et très lentement à la fois, mentionne Jean-François. Quotidiennement, je vis un très grand éventail d’émotions. Malgré toutes ces émotions, nous avons rapidement saisi l’occasion pour faire le point sur l’agence. Sans aucun doute, nous mettons tout en place pour nous améliorer et surtout pour être capable de naviguer dans cette nouvelle économie... qui est arrivée très rapidement. Face aux clients, nous avons également développé un atelier ayant un axe très positif et proactif quant à la relance dans le contexte. Le travail que nous faisons avec eux à ce sujet a été très rassurant pour plusieurs ».

Garder le cap


Malgré le confinement et la distanciation sociale, l’équipe de Substance continue de rester en contact, notamment via un 5 à 7 virtuel le jeudi où le drink of the day est à l’honneur. Le mardi, l’équipe s’entraîne sur Google Meet avec son entraîneur Trevin McFarlane. Pré-Covid, il donnait des séances d’entraînement dans le gym à même les bureaux de l’agence.

Chez Substance, un relationniste à l’interne envoie des informations pertinentes quant à l’évolution de la situation au quotidien, et pas seulement qu’à l’agence. Ainsi, tous les jours, l’équipe reçoit une communication concernant les points de presse de M. Legault, les mesures annoncées, les subventions possibles, le nombre de cas au Québec, etc.

L’espoir pour le futur


« On s’adapte tout de même vite à la nouvelle réalité. Les 2 premiers mois ont été plus difficiles, mais le mois de mai a été porteur de bonnes nouvelles, dit Alexandre. Pendant le confinement, on a profité pour se mettre cute. On a fait un REEL d’agence, on a défini ce qu’on veut devenir. C’était une manière de se redéfinir. On est un studio qui faisait beaucoup de DA et de photos, et avec mon arrivée au sein de l’agence, on a clenché sur le motion design et le montage brut ».

Créatif dans l’âme, Alexandre aime qualifier de « bibittes à part » ses comparses et lui-même. « Les créatifs ont besoin de se retrouver, de brainstormer, de se feeler. C’est faisable à distance avec Zoom et cie, mais ça n’égalera jamais un brainstorm en personne dans une salle à l’agence. Je trouve que l’échange est important pour moi dans le processus de création. Au-delà de se renouveler, de développer de nouvelles manières de travailler en équipe, il y a quelque chose dans l’échange humain qui fait la grande différence, les grandes idées, mentionne le directeur studio. On a réussi à s’en sortir, mais ce ne sera jamais égal à un vrai vieux bon brainstorm à l’ancienne ».

« Au final, on a hâte de retrouver nos espaces de travail et voir comment, à travers la crise, on a changé et on est restés unis. On a hâte de se voir, on s’ennuie, poursuit Alexandre. Je vois l’avenir positivement. Les shoots ont repris, avec une équipe réduite et on commence à signer des projets. Tout est appelé à être revu, c’est certain, et on aura tous des défis à surmonter. Les producteurs et les agences auront les leurs. Ce qui est cool, c’est qu’au moins, on n’est pas en arrêt. On va toujours raconter des histoires. Et l’histoire de Substance, c’est qu’on est toujours encore bien droit debout ! ».

Passages tirés de l'article original Comment ça va pour vrai chez Larouche et Substance? par Lea D. Nguyen

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